En France et notamment en Béarn, il existe différentes techniques de fabrication des sonnailles. Nous relevons en Béarn deux façons de fabriquer les sonnailles. Cette fabrication relève d’un véritable savoir-faire. C’est le cas par exemple de la famille Daban, sonnaillers installés à Nay depuis 1795.

Jean Daban et Valentin Bernard dans l'atelier.

La famille Daban fabrique des sonnailles depuis 1630 pour les troupeaux caprins, ovins, bovins, équins et meutes de chiens de chasse. C’est en 1795 qu’elle s’installe à Nay en raison de la présence de mines de fer et de terrains argileux à proximité immédiate. Nicolas Daban – dixième génération de sonnailleurs – et ses ouvriers œuvrent aujourd’hui dans un atelier organisé selon le processus de fabrication des sonnailles. Celui-ci s’effectue en plusieurs étapes : la mise en forme de la sonnaille de tôle d’acier, le brasage au four et la mise à son finale.

Les sonnailles sont fabriquées en tôle d’acier battue, et brasées en vase clos.

L’apprentissage du métier se fait tout au long de la vie. On débute par les fondamentaux puis les techniques se perfectionnent afin de trouver la façon la plus confortable de travailler. Il faudra compter environ cinq ans à l’apprenti afin de maîtriser au mieux tout le processus de fabrication d’une sonnaille. Il n’existe pas de formations particulières pour exercer ce métier, les techniques des formations en chaudronnerie étant trop automatisées pour une fabrication artisanale.

 

Cette page contient des extraits de la fiche d'inventaire du Patrimoine Culturel Immatériel décrivant cette pratique.
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