Le son des sonnailles permet au berger de localiser le troupeau mais aussi de savoir ce qu’il fait : pacager, se déplacer lentement ou rapidement.

Le son

Quand le battant percute le métal de la sonnaille, il produit un son. Le son est produit par la mise en vibration de l’air, vibration qui se transmet alors de proche en proche.

Le son se mesure en hertz qui désigne la fréquence, c'est-à-dire le nombre de vibrations en une seconde.

Plus la fréquence est élevée (vibration rapide) plus le son est aigu, plus la fréquence est lente (vibration lente) plus le son est grave.

La montagne

Le son se comporte de manière différente en fonction des surfaces qu’il traverse et de l’environnement dans lequel il se trouve.

La topographie des lieux influe sur sa perception qu’un récepteur (l’oreille du berger) a de l’émetteur du son (les sonnailles du troupeau). Par exemple un couvert forestier va atténuer les sons graves et laisser passer les sons aigu alors qu’un grand espace entouré de parois rocheuses sera propice à l’écho.

Les conditions météorologiques peuvent également influer sur la propagation du son. Le brouillard et ses gouttelettes d’eau en suspension, les courants d’air ou le vent modifient le déplacement des vibrations sonores. Il convient donc d’avoir plusieurs sons différents dans un troupeau pour qu’il s’entende dans des situations différentes.

Le savoir faire des bergers

Pour reprendre le phénomène de l’écho, le son rebondit contre la montagne et peut désorienter la localisation du troupeau. L’éleveur attentif habitué à sa montagne saura, par sa pratique des lieux, interpréter ce son pour localiser son troupeau.